Subvention des ministères

Réunion à Aubagne sur les subventions aux associations

Le 5 décembre 2008, l’Association des de l’intercommunalité d’, présidée par M. , a organisé une réunion sur les aux .

“Notre aubagnaise a organisé une réunion au sujet des aux , sujet pour lequel elle avait obtenu précédemment des succès auprès du tribunal administratif de Marseille.

Madame Taffin, porte-parole de « », M. Léon, responsable de « l’Observatoire des aux », M. Deflesselles, député et président du groupe UMP du Conseil régional PACA, ainsi que M. Réault, président du groupe UMP du Conseil général, ont commenté les données nationales, régionales et départementales.

Notre a fait le point sur celles de la ville d’. Cette dernière subventionne 230 pour un total d’environ 1,5 millions d’euros. A la suite de nos différends , la ville donne aux conseillers municipaux une information assez complète sur les subventionnées. Elle précise ainsi que 51 sur 230 ( 22 %) reçoivent une supérieure à la moitié de leur produit annuel ; certaines reçoivent moins de 300 €, ce qui nous amène à calculer que ces sont censées exercer des activités avec moins de 600 € , et à conclure qu’elles n’ont pas ou peu de cotisants. Ce sont apparemment des coquilles vides.

Au total :

- Les aux représentent, selon un rapport parlementaire, 30 milliards d’euros par an.

- Elles sont souvent un faux-nez des collectivités territoriales pour leur permettre, au travers de ces , d’exercer des activités qui ne sont pas de leur compétence.

- Elles ont également pour but la création d’une « clientèle électorale », ce qui explique la modicité des sommes allouées et le saupoudrage.

Notre a proposé :

- pour éviter ce saupoudrage, auquel les collectivités territoriales peuvent difficilement résister, d’interdire réglementairement l’octroi de dont la somme serait inférieure à 1000 €, en assortissant cette mesure d’une condition supplémentaire ( pour éviter un effet pervers) : la somme versée ne représenterait pas plus de 50 % du produit total de l’.

- pour permettre leur transparence, M. Deflesselles a accepté d’interroger le de l’Intérieur dans les termes suivants :

“Monsieur Bernard Deflesselles, député des , attire l’attention de Madame la de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, sur les avantages en nature qui sont offerts par les collectivités territoriales à des . Ces avantages sont constitués par des occupations de locaux ou de terrains, ainsi que par la mise à disposition de personnel. S’il est désormais acquis que cette mise à disposition de personnel donnera lieu, sauf exception prévue par la loi, à remboursement au plus tard à partir du 1er juillet 2010, il lui si les avantages en nature représentés par la mise à disposition de locaux ne devraient pas être évalués par la collectivité dispensatrice, et leur somme communiquée à ces , afin que, conformément à l’article L.1611-4 du code général des collectivités territoriales, cette somme figure dans les budgets et les comptes que les sont tenues de fournir à l’autorité qui les en a fait bénéficier. La transparence financière de ces en serait améliorée.”

Association des de l’intercommunalité d’
67, Boulevard Jean Jacques Rousseau
13821 La Penne sur Huveaune
04 91 36 09 56 - Fax 04 91 35 89 91
e-mail : assocontribuablesaubagne@wanadoo

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Qu’est-ce que l’Observatoire des subventions aux associations?

L’idée de l’Observatoire des aux nous trottait depuis longtemps dans la tête.

Un grand nombre de membres de nous faisaient souvent part de leur indignation en découvrant , par le biais d’un exemple de , particulièrement scandaleux, un pan du « système » associatif. Et ça ne manque pas ! Ce ne sont pas forcément des sommes considérables qui sont en cause, mais le gaspillage et le détournement de l’argent du contribuable sont ,dans ces cas-là, flagrants.

Nous nous sommes donc jetés à l’eau à l’été 2008. Comme le meilleur moyen d’avoir la confirmation qu’une idée est bonne, c’est de la faire financer par ceux qui la réclament ou y souscrivent, nous avons lancé sur Internet, une campagne d’appel de dons, qui a dépassé nos espérances, non pas tant par les sommes perçues, que par l’intérêt suscité. C’était parti !

L’Observatoire est officiellement né le 31 août 2008. Le 29 septembre 2008, le blog de l’Observatoire démarrait.

Je voudrais insister sur les raisons d’être d’un tel projet, sur nos limites et nos ambitions.

La première raison d’être de l’Observatoire des aux est de tenter d’installer un peu plus de transparence là où l’opacité est la loi du genre. Volontairement ou involontairement, mais je le crains la plupart du temps à dessein, les collectivités qui subventionnent à tour de bras et les qui profitent de la manne communiquent le moins possible sur ce sujet. C’est bien commode pour les collectivités qui font du clientélisme ou qui maquillent en des dépenses, qu’elles sortent ainsi du où elles devraient apparaître. Je ne prendrais qu’un seul exemple, trouvé dans le « Jaune », qui répertorie les accordées par les ministères aux : sous l’appellation poétique de « conduite et pilotage des politiques économique, financière et industrielle » on trouve pour plus de 76 millions d’euros de financements pour assurer le gîte, le couvert et les loisirs des fonctionnaires de Bercy !

Cette opacité est bien commode pour les , qui mangent à tous les râteliers, et n’ont pas la moindre envie de justifier l’opportunité de tel ou tel concours , qui s’ajoutent les uns aux autres.

Notre deuxième raison d’être sera de servir de caisse de résonance aussi bien à un simple citoyen qui n’a pas les moyens de crier son indignation, qu’à des qui travaillent et dont les succès méritent d’être largement connus. Quel bénéfice pour d’autres que de savoir qu’avec de la ténacité, on peut faire annuler une injustifiée pourtant votée par un conseil municipal !

Il existe aussi les travaux d’organismes officiels et de parlementaires qui méritent d’être portés sur le devant de la scène.

Bien sûr, pour atteindre cet objectif, l’Observatoire s’appuie sur la force de frappe de : ses 142 000 membres, ses 65 000 abonnés à la newsletter, son journal « Le Cri du Contribuable », ses mailings.

Je souhaiterai préciser ce que nous ne pourrons pas faire et ce que nous ne souhaitons pas faire.

La définition officielle d’une montre bien, qu’on peut y mettre tout et n’importe quoi : « Du latin « subvenire », « venir au secours ». Sommes versées à fonds perdus à un individu, à une , à une école… par l’État, une collectivité locale, une société, ou un mécène » ( Petit Larousse). Vous voyez qu’il ne s’agit même pas toujours d’argent . Nous nous concentrons sur les publiques aux loi de 1901. Nous nous efforçons aussi, de bien distinguer (cela nous a été demandé) les , qui exerçant une mission de service , reçoivent en échange, des prix de journées : je pense, par exemple, à l’Association des Paralysés de France qui gère des maisons pour handicapés. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur ce système un peu compliqué et on pourrait préférer une gestion directe de l’État ou au contraire une dévolution totale au privé, en effet où s’arrête la notion de mission de service ? Vaste débat !

Soyons simples, nous avons bien assez de pain sur la planche comme ça.

Il est évident que nous ne pourrons pas tout faire et que les moyens de l’Observatoire sont modestes au regard de ceux de grandes qui se penchent sur le sujet : l’INSEE, le CNRS… Mais nous avons quelque chose qu’elles n’ont pas : la volonté de rendre accessible au plus grand nombre, de vulgariser leurs énormes travaux que personne ne lit. De même pour les documents budgétaires : j’évoquais, tout à l’heure, le fameux « Jaune » publié par Bercy.

De même pour les rapports parlementaires, souvent de grande qualité mais qui passent inaperçus. Pierre Morange, député des Yvelines, a présenté, en octobre 2008, un rapport documenté, sans langue de bois, sur la gouvernance et le de la vie associative. Il évalue à 30 milliards le : ce n’est pas rien !

Qui en a parlé ? Il a fait une conférence de presse ou la seule journaliste était celle du Cri du Contribuable. (J’exagère, il y avait quelques représentants d’organismes voraces d’argent qui venaient surveiller le lait sur le feu…)

Outre ces documents, l’épluchage systématique des sites Internet des collectivités est aussi une source d’information, ainsi que la presse locale, qui se fait volontiers l’écho, pour s’en féliciter, de l’attribution d’une , que nous nous empresserons de « dénoncer ».

Nous comptons beaucoup sur la remontée d’informations par les de ! Hélas, il n’y en a pas beaucoup.

Nous comptons aussi sur les élus, qui, bien sûr, détiennent des informations sur lesquelles nous voulons mettre la main ; le seul problème est que les élus, sur ce point précis, sont beaucoup plus efficaces, quand ils sont dans l’opposition : il est plus facile de dénoncer les turpitudes de ses adversaires que de ses amis.

Mon dernier point sera pour vous préciser notre sphère d’investigation : alors là, plus de limites, nous sommes ambitieux et nous avons l’intention d’explorer toutes les couches du mille-feuille : la commune, les communautés de communes, le département, la région, l’État, l’Europe. Toutes ces collectivités sont pourvoyeuses de .

Par contre le pourvoyeur de fonds est unique et c’est toujours le même, vous l’avez deviné, le contribuable !

La seule solution -et la promouvoir est notre but ultime- est que les soient financées par leurs membres ou par des mécènes, qui approuvent et encouragent leurs buts et leurs activités. D’autant que par le biais de la totale des dons -que nous préconisons-, le contribuable pourra ,en quelque sorte, choisir le bénéficiaire d’une partie de ses impôts.

Vaste programme, nous aurons l’occasion d’y travailler et d’en reparler, avant qu’il ne devienne réalité !

Benoîte Taffin, porte-parole de

Contribuables Associés

Le Cri du Contribuable

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400 demandes de subvention pour les centres d’accueil pour SDF

En 2008, 400 dossiers de demandes de ont été déposés par des centres d’accueil de SDF, auprès du ministère du . Une enveloppe de 50 millions d’euros était prévue à cet effet.

400 dossiers de de pour des centres d’accueil de SDF ou de personnes en situation de grande fragilité ont été envoyées au ministère du Logement qui disposait, pour 2008 d’un de 50 millions d’euros pour ces opérations d’humanisation.

Si l’on reconnaît, dans les couloirs du ministère de Christine Boutin, que certains de ces centres, comme celui de Nanterre, posent de véritables problèmes, expliquant que des SDF refusent de s’y rendre, on peut, également, mettre en avant quelques réhabilitations récentes.

C’est, par exemple, le cas du centre pour femme “Chrysalide” de la rue du Faubourg saint Martin à Paris ou encore de celui de la rue de Maubeuge, dans la capitale également. 4 millions d’euros ont ainsi été affectés à la remise en état du foyer de la “Mie de pain” dans le 13e arrondissement.

Et ce sont 30 millions d’euros par an pour les trois prochaines années qui seront consacrés à ces opérations plaide-t-on au ministère.

Source: l’Express

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0,01% des associations touchent 55 % des subventions publiques !

L’ défend les intérêts des . a été crée en 1990 et compte 146 000 membres. Benoîte Taffin, son porte-parole, dénonce la persistance du gaspillage d’argent dans le domaine des aux .

Interview de Benoîte Taffin.

a publié, en août 2008, une brochure intitulée « Subventions aux : L’État brouille les cartes ». Les chiffres mis en avant font  froid dans le dos.

Le premier, sur lequel j’aimerais attirer l’attention des internautes, est celui-ci : 0,01% des touchent à elles seules 55 % des publiques! Le second, c’est que les cinq les mieux dotées totalisent 14,5 % de l’argent des .

Ces ont-elles un point commun?

Oui, elles dépendent toutes des ministères, et elles n’ont que peu de rapport avec les fonctions régaliennes de ceux-ci. En effet, plus de 23 millions d’euros attribués à l’Association pour le du personnel des financières ne me paraît pas exactement relever d’un effort en faveur du rayonnement international de la France. Il en va de même des 10 millions d’euros accordés à l’ Association pour la gestion de la restauration des financières. Que les fonctionnaires de Bercy puissent se loger et manger dans les meilleures conditions possibles ne me semble pas relever des priorités gouvernementales !

L’État a donc gardé ses mauvaises habitudes?

Oui, dans le domaine du gaspillage, nous observons une sorte de regrettable continuité. Les bénéficiaires de l’argent du contribuable sont toujours les mêmes. Ajoutez à cela l’absence de contrôle, le clientélisme, la propension qu’a l’administration à s’autofinancer derrière des gigognes et vous constaterez que rien n’a changé, pas même à la marge.

Votre monographie indique que d’autres , plus mineures, comme l’Association du palais de justice de Villefranche-sur-Saône ou la Confédération syndicale des familles d’Aire-sur-la-Lys touchent respectivement 200 et 207 euros. C’est anecdotique.

Non, car le montant de ces est inférieur à leur coût de traitement administratif !

Comment voir clair dans les que l’État alloue aux ?

C’est très difficile. Le décryptage du “ ”, récapitulatif annuel de toutes ces , fait figure de redoutable pensum. On ne sait plus trop bien où va l’argent. Si ce n’est qu’il sort de la poche du contribuable pour être distribué par l’administration à d’autres . Mais peut-être est-ce le but de la manœuvre. En fait, à part nous, personne ne le lit !

N’y a-t-il pas un contrôle de la part des s ?

Généralement, ils reçoivent le «  » quand toutes les ont déjà été votées. Le comble est de constater que les électeurs sont bien plus sensibles aux méfaits des excès de la dépense publique et des gaspillages y afférant que les élus, auxquels ils ont pourtant donné leur voix. A croire que ce système ne peut pas être réformé.

L’État affirme que 400 millions d’euros d’économies ont été réalisés de 2005 à 2006.

Je ne crois pas une seule seconde à ces 400 millions d’euros économisés ! Il ne s’agit que d’un simple artifice comptable.

Quelles sont les propositions de ?

Sans vouloir tout faire comme aux États-Unis, nous entendons promouvoir la des dons des citoyens. La généralisation du reçu fiscal pour les déclarées d’intérêt permettrait au moins plus de transparence.

La notion d’”intérêt ” n’est-elle pas floue?

Non,  la notion d’”intérêt ” est parfaitement objective et encadrée par la loi. Il se trouve simplement que c’est son application qui. elle, tend à devenir des plus subjectives, sachant qu’il est facile pour l’État de décréter quelles causes sont «honorables » et quelles autres ne le sont pas. Voilà pourquoi le mécénat et les privées, système pratiqué aux États-Unis, sera toujours moins détestable que celui pratiquée en France, particulièrement hypocrite et débouchant immanquablement sur ces gabegies financières régulièrement dénoncées par la Cour des comptes. Chez les Américains au moins, les savent ce qu’ils donnent et pour qui ils donnent. Cela évite les déperditions d’argent. sachant qu’il n’y a pas de bureaucratie à faire vivre à la marge. Tout ne marche pas si bien que ça aux États-Unis, mais si, pour une fois, les Français pouvaient s’inspirer de ce qui y fonctionne …

Contribuables Associés

42, rue des Jeûneurs.

75077 Paris Cedex 02

Téléphone :01 42 21 16 24

Monographie n°16 de Contribuables Associés « Subventions aux associations : L’État brouille les cartes »

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Les associations restent une valeur sûre pour les Européens

80% des Français, des Britanniques et des Allemands ont confiance en leurs .

Seulement 9% des Français pensent que les disposent des financements nécessaires à la réalisation de leurs missions.

Un exclusif de l’institut CSA , réalisé à la de Chorum, du Crédit Coopératif et de Deloitte/In Extenso, dans le cadre du 3ème Forum des Associations et Fondations, révèle en effet que les citoyens , et sont 80% à accorder leur confiance aux , bien plus qu’aux services (63%), aux (43%) et aux partis politiques (23%) de leur pays. Seule une très faible part de la population (4%) est réfractaire au monde associatif.

L’action des est largement reconnue

Confirmant l’indice de confiance remarquablement élevé, il est à noter que, dans les trois pays étudiés, 42% des personnes interrogées voient dans les les acteurs les mieux placés et les plus efficaces pour fournir ou délivrer des services , et ce devant les services (30%) et les entreprises (13%).Ces chiffres montrent que les ne jouissent pas seulement d’un capital de sympathie mais d’une confiance positive, valant reconnaissance de l’action et du rôle structurant du tissu associatif dans la vie sociale et, il ne faut pas l’oublier, dans la vie économique estime Brigitte Lesot, directrice générale de Chorum. Ce dernier point est mis en évidence par le fait que, dans les trois pays et alors que plane une menace de récession, 46% des citoyens souhaitent que les occupent une place encore plus significative dans l’économie. C’est encore plus marquant au Royaume-Uni où 59% des personnes interrogées expriment ce souhait.

Des financements jugés insuffisants

Conscients du poids et du rôle concret des , les Européens estiment que ces organisations ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour mener à bien leurs missions. Ce manque de moyens est considéré comme structurel par 33% des sondés et comme ponctuel par 53%. Ils déclarent majoritairement ” à 63% ” que les devraient participer davantage au des pour 57% des Français et 71% des Britanniques. Dès lors que les assurent des missions reconnues d’intérêt général par les citoyens, ces derniers trouvent légitime qu’elles bénéficient de financements , souligne Hugues Sibille, directeur général délégué au Crédit Coopératif. Les craintes liées à la baisse de la participation financière de l’État doivent conduire l’ensemble du secteur associatif à considérer comme essentiel le chantier de la diversification de ses modes de financements. Cette évolution doit s’engager dès maintenant pour que les continuent à fournir des services de qualité.

Une exigence de transparence et de performance

Dans les trois pays, une très large majorité de personnes interrogées apparaissent sensibles aux questions relatives à la qualité des informations financières qui sont diffusées par les , à l’efficacité de la gestion de leurs ressources et au bon fonctionnement de leurs instances de décision et de contrôle. On notera que près des trois-quarts des sondés encouragent leurs